Comparateur SASU vs Auto-entrepreneur 2026 : quel statut est le plus avantageux ?
Renseignez votre chiffre d’affaires prévisionnel pour comparer, chiffres à l’appui, le revenu net qu’il vous reste réellement en poche selon que vous exercez en micro-entreprise (auto-entrepreneur) ou en SASU. Le simulateur applique les taux de cotisations, abattements et barèmes en vigueur en 2026.
Loyer, matériel, logiciels, sous-traitance… Déductibles du résultat en SASU. En micro-entreprise, ces charges ne sont pas déductibles : elles sont déjà couvertes par l’abattement forfaitaire.
0 % = le président se verse tout en salaire. Un curseur plus élevé réduit les cotisations sociales mais expose le résultat à l’impôt sur les sociétés puis au prélèvement forfaitaire unique (30 %) sur les dividendes.
| Poste | Auto-entrepreneur | SASU |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | – | – |
| Cotisations sociales | – | – |
| Impôt sur les sociétés | – | – |
| Impôt sur le revenu / PFU | – | – |
| Revenu net annuel en poche | – | – |
Simulation indicative basée sur des taux moyens 2026 et des hypothèses simplifiées (charges patronales SASU ≈ 42 % du brut, charges salariales ≈ 22 % du brut). Elle ne remplace pas l’étude personnalisée d’un expert-comptable, notamment pour la protection sociale, les indemnités journalières ou la retraite.
Comment fonctionne ce comparateur ?
Le statut de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) et la SASU répondent à des logiques totalement différentes. En micro-entreprise, les cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, quel que soit le niveau de charges réelles. En SASU, le président, assimilé salarié, se verse un salaire qui génère des charges sociales patronales et salariales élevées mais ouvre des droits proches de ceux d’un salarié classique (hors chômage). La SASU permet aussi de se verser des dividendes, non soumis aux cotisations sociales mais taxés à l’impôt sur les sociétés puis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.
Taux de cotisations sociales micro-entrepreneur en 2026
| Activité | Taux de cotisations | Abattement forfaitaire (IR) | Plafond de CA 2026 |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises | 12,3 % | 71 % | 203 100 € |
| Prestations de services (BIC) | 21,2 % | 50 % | 83 600 € |
| Profession libérale (BNC) | 25,6 % | 34 % | 83 600 € |
Charges sociales du président de SASU
Le président de SASU relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié, mais il ne cotise pas à l’assurance chômage. Les charges patronales représentent en moyenne 42 % à 45 % du salaire brut, et les charges salariales environ 22 %. Au global, le coût employeur dépasse souvent 1,4 fois le salaire net versé, ce qui explique pourquoi la SASU est perçue comme plus coûteuse en cotisations sur la part « salaire ».
Micro-entreprise ou SASU : les grandes différences
La micro-entreprise séduit par sa simplicité : pas de comptabilité complexe, pas de capital social, des formalités de création rapides et des charges proportionnelles au chiffre d’affaires réellement encaissé. En contrepartie, les charges professionnelles ne sont jamais déductibles et le chiffre d’affaires est plafonné. La SASU permet de déduire les charges réelles, de récupérer la TVA, d’associer des partenaires plus facilement et d’arbitrer entre salaire et dividendes pour optimiser la fiscalité globale, au prix d’une gestion administrative et comptable plus lourde (bilan annuel, expert-comptable souvent nécessaire).
Foire aux questions
Quel statut paie le moins de charges sociales ?
Cela dépend fortement du chiffre d’affaires et de la part versée en dividendes. En dessous d’un certain seuil de revenu, la micro-entreprise est souvent plus légère en charges globales. Au-delà, une SASU qui arbitre en faveur des dividendes peut réduire sensiblement les cotisations sociales, au prix d’une fiscalité spécifique (IS puis PFU 30 %). Utilisez le simulateur ci-dessus avec vos propres chiffres pour comparer.
Peut-on cumuler auto-entrepreneur et SASU ?
Oui, il est possible de cumuler les deux statuts pour des activités distinctes, sous réserve de ne pas dépasser les plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise et de bien séparer les activités exercées dans chaque structure.
Comment passer d’auto-entrepreneur à SASU ?
Le passage implique la création d’une nouvelle personne morale (statuts, capital social, immatriculation au RCS), puis la cessation de l’activité en micro-entreprise ou son maintien pour une autre activité. Ce changement se prépare généralement avec un expert-comptable ou un avocat, notamment pour la reprise éventuelle de la clientèle et des contrats en cours.
Le versement libératoire est-il toujours avantageux ?
Non. Le versement libératoire fixe un taux d’imposition fixe sur le chiffre d’affaires, intéressant si votre taux marginal d’imposition est élevé, mais désavantageux si vos revenus sont modestes et que le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec son abattement forfaitaire, vous serait plus favorable. Il est aussi soumis à une condition de revenu fiscal de référence du foyer.
La SASU permet-elle de mieux se couvrir socialement ?
Oui, le président de SASU cotise comme un salarié cadre (hors assurance chômage) : meilleure couverture maladie, prévoyance et retraite que le régime social des indépendants applicable historiquement à d’autres statuts. C’est un critère à ne pas négliger au-delà du seul calcul du revenu net.
Sources et références officielles : Urssaf – taux de cotisations auto-entrepreneur, economie.gouv.fr, Service-Public – cotisations SASU, Service-Public – barème de l’impôt sur le revenu.
Et l’EURL dans la comparaison ?
L’EURL est la troisième option souvent envisagée. À la différence de la SASU, son gérant associé unique relève du régime des travailleurs non salariés (TNS) : les cotisations sociales représentent environ 30 à 45 % de la rémunération nette (contre ~80 % du net en SASU), ce qui laisse davantage de revenu disponible à rémunération égale — au prix d’une protection sociale plus légère, notamment pour la retraite complémentaire et la prévoyance.
| Critère | Auto-entrepreneur | EURL | SASU |
|---|---|---|---|
| Régime social | Micro-social | TNS (SSI) | Assimilé salarié |
| Cotisations sur rémunération | 12,3 % à 25,6 % du CA | ≈ 30–45 % du net | ≈ 80 % du net |
| Déduction des charges réelles | Non | Oui | Oui |
| Dividendes | — | Cotisations au-delà de 10 % du capital | PFU 30 %, sans cotisations |
| Protection sociale | Minimale | Correcte | Élevée (hors chômage) |
En résumé : l’EURL est un bon compromis pour un revenu régulier avec des charges réelles à déduire, la SASU protège mieux (maladie, retraite) et facilite les dividendes, la micro-entreprise reste imbattable en simplicité tant que les plafonds de chiffre d’affaires ne sont pas atteints.
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